
Après la rencontre avec votre chiot chez votre éleveur, après avoir entendu toutes les explications et les conseils de celui qui a vu naître votre bébé. Il ne faut pas oublier que vous devez passer très rapidement, disons une fois que le contact est établi avec votre bébé, à un étape cruciale mais pas forcément la plus facile : l’éducation de votre chien.
Les maîtres de chiens de compagnie, surtout de petites races, ont parfois tendance à « laisser faire » alors qu’un chiot a besoin comme un enfant d’une éducation pour son équilibre. Ne négligez donc pas cette phase de la vie de votre chien. L’éducation a quelques fonctions importantes :
L’éducation d’un chien est une étape primordiale dans sa vie et doit être réalisée dès son arrivée chez vous. -en tant qu’éleveur, nous avons déjà préparé le terrain… or, il est bien connu que si vous ne poursuivez pas le travail qui a été fait, très vite les choses vont dégénérer et vous aurez besoin de beaucoup plus de temps pour rattraper ce qui n’a pas été fait. Des principes de base sont à respecter, ils sont détaillés ci-dessous.
L’éducation est l’apprentissage pour le chien de la vie en société et du respect de certaines règles indispensables à sa sécurité et à la vie avec un maître, à la vie en famille, mais comme pour vos enfants.

L’éducation du chien commence au moment même où vous prenez pour la première fois votre compagnon dans les bras chez nous.
Si vous souhaitez faire de votre chien un trésor équilibré, obéissant et peu encombrant, n’attendez pas que les problèmes surgissent ou soient installés, prévenez-les !
Un principe essentiel devra guider vos actions et réactions vis-à-vis de votre chien: lorsque l’on montre ou apprend une chose ne serait-ce qu’une fois le chien aura tendance à considérer que cela se reproduira toujours. C’est pourquoi, avant d’autoriser au chiot l’une ou l’autre action, demandez-vous d’abord si, lorsqu’il sera adulte, il pourra toujours l’accomplir.
Elle consiste à inculquer à votre chien des principes d’éducation comme la propreté, la marche en laisse, le rappel et l’apprentissage de la solitude. Le maître pourra mettre davantage l’accent sur certains principes en fonction de ses besoins et ne devra pas oublier que ces notions s’acquièrent progressivement.
La méthode dite positive, à base de récompenses (pas forcément alimentaires, mais peuvent être des encouragements, un jouet, des félicitations ou des caresses) est préférable à la méthode punitive pour les chiens de compagnie que nous élevons.
Lorsque le chien a bien agi, vous le récompensez, soit avec des friandises pour chien, soit par exemple avec des caresses, mais jamais de friandise sans câlin. S’il agit mal vous reprenez avec lui par un haussement de la voix puis vous l’ignorez.

Même si cela est troublant pour certains maîtres, le chien doit rester dominé, toutefois ce terme doit être utilisé avec prudence, car il ne s’agit pas d’écraser son chien pour le dominer.. mais bien de respect hiérarchique. Il ne doit pas prendre d’initiative de quoi que ce soit par rapport aux maîtres en tous les cas pour ce qui touche aux grands principes éducatifs et pour la vie en société. Le non respect de cette notion peut être à l’origine de manifestations comportementales pathologiques.
Un chien peut être d’un caractère dominant (c'est-à-dire s’affirmer comme chef de meute), mais il ne doit pas s’affirmer en tant que tel au sein de la famille. Autrement dit, le maître doit être respecté par le chien et ceci passe d’abord par un respect du chien par la famille. L’exercice bête et stupide de l’autorité pour dominer n’engendre qu’une rupture dans la confiance qui doit régner entre le maître et son chien, il est donc sage d’en user qu’à bon escient.
Dans votre vision de la cohabitation il existe des pièces interdites auxquelles le chien ne peut accéder, c’est bien, mais il est aussi important qu’il mange après son maître et surtout qu’il ne montre jamais envers lui des signes de domination (grognements). C’est un des grands principes qui sont à appliquer par tous ceux qui ne sont pas sûr d’eux… toutefois, dans l’esprit de votre chien, c’est toujours le dominant qui mange en premier et lui passe après, donc pour les maîtres qui ont de la présence et du charisme, il est moins important d’appliquer ces règles.
Se faire respecter en respectant son trésor c’est faire avec lui les apprentissages de la vie sans vouloir s’imposer de manière brutale soyons clairs sur ce point. Une élévation de la voix suffit à réprimander le chiot qui rongera vos chaussures en y associant un geste, comme un doigt levé. Il peut aussi être pris par la peau du cou (geste non douloureux si effectué comme la mère de la portée qui commence d’ailleurs l’éducation de ses petits de la sorte) et un non ferme suffira.

La majorité des gens possédant un véhicule, la première étape de l’éducation de votre chien sera de déterminer sa place dans la voiture. Votre chien vivra sa première expérience de la voiture en revenant de l’élevage. Installez le donc avec douceur, en ayant prévu une couverture en prévision de l’accident toujours possible.
Il est possible que votre trésor pleure un peu à son départ ceci est normal il s’agit non seulement de changements pour lui (bien qu’il connaisse les déplacements en voiture) mais il vit surtout une séparation d’avec sa maman, ses frères et sœurs et d’avec nous.
Aussi ne soyez pas trop exigeant lors de son départ et mettez de côté certaines théories qui insistent sur la nécessité de le placer dès le premier trajet à sa future place. Il se sentirait peut-être seul et vous vous culpabiliseriez n’hésitez donc pas à le prendre sur vos genoux et le rassurer près de vous en l’encourageant par des caresses.
Une fois de retour chez vous, faites en sa compagnie le tour du propriétaire, en commençant votre visite par l’extérieur de la propriété ou si vous êtes en appartement, le jardin où il devra faire ses crottes. Attendez le moment où il se décidera à faire ses besoins et félicitez le chaleureusement… c’est déjà le premier jalon de l’éducation qui est posé :
Dans le cas où vous avez déjà un chien, il est important que la rencontre n’ait pas lieu chez l’éleveur, mais plutôt en terrain neutre dès votre retour… afin que les liens se tissent hors de chez vous, hors du lieu de vie de votre premier chien et qu’après les préliminaires à une grande amitié, le retour à la maison se fasse d’abord par l’extérieur de la maison et ensuite l’intérieur, comme si votre premier compagnon invitait un copain chez lui. Les choses se passent bien ainsi dans 90% des cas.
Puis à la maison, en lui montrant l’ensemble des pièces même celles oû il n’accèdera pas pour le rassurer et lui présenter les lieux. Le temps des interdits viendra plus tard il s’agit dans un premier temps que votre trésor découvre son nouvel environnement et ce en votre présence.
S’il présente une attitude craintive, ne vous en formalisez pas trop et ne le contraignez pas à vous suivre à tout prix. Il est stressé par tout ce qu’il est occupé à vivre et a besoin d’un peu de temps pour assimiler tout ce qu’il voit, sent et entend.

En règle générale, lorsqu'un chiot part de l'élevage pour intégrer son nouveau lieu de vie, il est propre dans les 48 heures qui suivent. Nous nous sommes longtemps posé la question et c'est une cliente japonaise qui nous a apporté la réponse qui nous paraît être la plus logique : ces chiens respectent leur lieu de vie et ne vont donc pas le souiller. C’est d’ailleurs aussi le fruit de l’exemple que donne maman à ses chiots.
Bien que certains soient généralement plus rapidement propres comparés à d’autres races, certains comportements sont néanmoins à encourager et d’autres sont à éviter :
Le chiot doit sortir après chaque repas et dès qu’il se réveille. Une fois ses besoins faits à l’extérieur, il est chaudement félicité.
Si par contre il s’oublie à l’intérieur, il est préférable d’ignorer ce délit en sa présence. Les saletés doivent être nettoyées hors de sa vue car il pourrait alors faire exprès de faire ses besoins dedans juste pour attirer l’attention de son maître!
Ainsi, le chiot qui arrive à la maison vers l’âge de huit semaines est naturellement propre, n’en déplaise à ceux qui affirment le contraire. Il faut savoir que dès l’âge de quatre à cinq semaines, il a été éduqué par sa mère à ne pas salir l’endroit où il dort. Lorsqu’il change de milieu de vie et s’installe dans votre foyer, votre chien sait donc, que quoi qu’il arrive, il doit respecter sa couche.
De votre côté, vous pourrez prévoir le moment approximatif de ses besoins : 15 à 20 minutes après un repas, lorsqu’il se lève après avoir dormi et régulièrement durant son activité. Avec un peu d’attention, vous verrez que votre compagnon prend une position typique lorsqu’il désire satisfaire ses besoins, et il vous l’a déjà indiqué bien avant en se dirigeant vers une porte d’entrée ou de terrasse, ou il a pleuré un petit coup en vous regardant avec des yeux qui veulent tout dire…. c’et le moment de le diriger rapidement vers l’extérieur. L’accès au jardin facilitera bien évidemment cette acquisition de la propreté et bien vite votre chien s’y rendra de lui-même.

Il est rare qu’un chien puisse vivre toute sa vie sans être seul à un moment ou à un autre; c’est pourquoi il est essentiel de lui apprendre la solitude. Cette séparation d’avec le maître doit se faire rapidement après son arrivée à la maison de manière progressive, de manière à ne pas créer de situations de stress chez le chien. Mais il est bon de savoir que les chiens n’ont pas la notion du temps, même les chiens suisses, et que dans leur esprit il y a un avant départ du maître et un après et que le temps écoulé ne se compte pas en heures ou en minutes.
Installez votre compagnon dans la pièce où il vivra la majorité du temps puis quittez les lieux de la manière la plus simple possible sans exagérer votre absence. Il est important que tous les membres de la famille partent et agissent de la même manière (la plus naturelle possible) afin de montrer à votre trésor qu’il s’agit de quelque chose de tout à fait normal. Les premières fois ne quittez pas les lieux trop longtemps et ne faites pas un cérémonial de fête à votre retour à la maison même si l’envie vous pousse à le faire. Habitué dès son plus jeune âge à vos absences votre chien les vivra d’autant mieux et saura rester calme sans alerter le voisinage.
Lorsque vos absences se prolongent, prévoyez un os à ronger ou tout objet qui aidera votre chien à patienter sans ennui et donc à éviter tout risque de destruction, même si les races que nous élevons ne sont pas des destructeurs avérés. Apprendre par le jeu.

Le jeu fait partie intégrante de la vie du jeune chiot. Durant les premières semaines de sa vie, il découvrira ses frères et sœurs et il définira instinctivement les attitudes et les positions typiques du jeu. Il apprendra aussi à ne pas mordre intempestivement et découvrira l’attrait du jeu en commun comme moyen d’installer la hiérarchie dans le groupe.
Lorsqu’il arrivera chez vous, il se trouvera dans une autre meute et devra s’y faire sa place. Votre rôle sera de lui montrer, par votre attitude et vos gestes, qu’il doit rester en bas de la hiérarchie mais de manière respectueuse. Le jeu occupera donc une place privilégiée dans l’éducation. Ainsi, c’est vous qui marquerez le début et la fin des jeux, et vous encore qui lui donnerez les jouets dont il pourra disposer à sa guise.
Son caractère enjoué fera que, très rapidement, votre chien courra après un objet lancé, une balle; voici une excellente occasion de lui apprendre le rappel et rapport d’objet, mais aussi le fait qu’il doit accepter de céder son jouet au maître. Ce sera aussi le moment de le mettre dans une situation nouvelle ou qui pourrait être effrayante, en attirant son attention sur le jeu. Sa sociabilité se développera grâce à ces contacts et vous aurez l’occasion d’apprendre à votre compagnon les vertus de la non-agression.

Quand le chiot arrive dans son nouveau foyer, il arrive que nous n’ayons pas eu le temps de lui passer collier ou laisse et c’est vous qui devrez apprendre l’usage de ces incontournables outils de la vie journalière, qui sont aussi le lien privilégié entre vous et votre compagnon.
Le collier sera attaché serré mais sans étrangler. Il doit être adapté à la taille de votre chien : un article bon marché suffit puisqu’il s’agit d’un collier premier âge qui généralement ne servira que quelques mois. Celui d’adulte, qui le remplacera, sera au contraire de bonne qualité pour durer longtemps.
Quand vous lui passerez pour la première fois le collier, ne serrez pas trop la boucle et attirer l’attention de votre chiot par un jeu ou une petite promenade pour qu’il ne pense pas à gratter frénétiquement cet objet qui le dérange. Laissez le lui autour du cou durant une dizaine de minutes au début, puis augmentez cette durée jusqu’à ce qu’il n’y fasse plus attention.
La laisse quant à elle, formera entre vous et le chien un lien aussi réel qu’efficace pour lui imprimer votre volonté ou vos souhaits. Cependant, si la laisse est un outil, elle ne doit en aucun cas servir à infliger une correction à votre trésor qui s’avérerait inutile. Généralement la voix suffit à lui faire comprendre votre état d’esprit et les corrections corporelles sont à bannir.

Cet apprentissage est très important. Le rappel est souvent la hantise de nombreux maîtres. Il faut donc commencer à l’enseigner très tôt, sous forme de jeux et dans un endroit sûr.
Le mieux est d’opter pour la position accroupie et avoir ainsi une posture plus avenante. Tout en prononçant le nom du chiot d’une voix joyeuse et engageante, le maître doit attirer son attention par de petites tapes dans ses mains ou sur sa cuisse. Lorsque le chiot s’exécute, les caresses, la parole et même les friandises viendront le récompenser. Puis il faudra le renvoyer jouer car le rappel ne doit pas être systématiquement synonyme de fin de liberté.
Certaines races étant parfois un peu têtues, ils pourraient tarder à revenir. Le maître ne cherchera pas à courir après car le chien pourrait prendre cela pour un amusement supplémentaire et partir encore plus loin. Il faut alors s’éloigner d’un pas rapide dans le sens opposé afin que le chiot, se voyant seul, se dépêche de retrouver son maître.
Et même s’il met longtemps à obéir, il ne faut pas commettre l’erreur de le gronder car le chiot comprendrait alors qu’il se fait punir parce qu’il revient!
Le rappel est indispensable pour la vie en liberté, toutefois, son succès dépend non seulement de l’apprentissage que le chiot aura eu dès son plus jeune âge par le jeu, mais aussi de la complicité qui règne entre le maître et son chien.