
Vous avez fait l’acquisition du chiot, des accessoires recommandés par l’éleveur, vous avez craqué devant plein de trucs plus ou moins utiles mais qui vous ont apporté la satisfaction de faire plaisir à votre chien, même si ce n’est pas le cas… Et c’est bien… Bravo… Maintenant cela ne suffit pas pour arriver à nouer la relation. Il faut désormais apprendre à le connaître. Il aura, bien sûr, un caractère proche de celui de la race concernée, mais également un tempérament spécifique (confrontez un Breton, à un Marseillais et un Parisien ou un Suisse Romand à un Suisse Allemand… et pourtant même si la nationalité, l’origine est la même ou presque, nos différences sont flagrantes, maintenant même entre Jurassiens par exemple, généraliser nous conduit droit dans le mur de l’incompréhension, les différences sont des richesses et pour les faire jaillir et il est important de communiquer). Apprenez à le connaître et à décrypter son système de communication.
Se faire comprendre et comprendre son animal sont les bases de l’échange qui est indispensable à une bonne relation entre le chien et son maître. Il faut pour cela connaître les mécanismes de la communication homme animal.
Votre chien va émettre des signaux qu’il vous faudra comprendre. Il va produire des sons (aboiements, cris, gémissements…), il va faire des mimiques (oreilles en arrière, tête sur le côté, babines retroussées…), il va utiliser son corps (poils dressés, queue qui bouge). Soyez à « son écoute », et pour cela, il n'y a qu’un moyen, apprendre à le connaître mais surtout à ne pas seulement le voir, mais aussi le regarder.

Les premiers mots que doit comprendre le chiot sont son « nom » et le « non » pour lui indiquer les interdits. Ces deux mots serviront à bâtir les bases de son éducation.
Pour le reste, les mots employés doivent être simples et les longues phrases évitées. Très souvent la désobéissance vient de l’incompréhension. La signification d’un mot n’est pas toujours très claire pour le chiot. Mais si ce mot est accompagné d’un geste et d’une intonation de voix précise, le petit décodera rapidement ce que l’on veut de lui. D’ailleurs il est connu que le chien réagit plus ou moins bien, mais souvent plus à l’intonation de la voix qui exprime le sentiment, agacement, nervosité, plaisir, bonheur etc.. qu’au mot lui-même.
Le registre des sons est le suivant: votre boule de poils peut pousser des cris aigus, émettre des grognements, des hurlements, des jappements, des gémissements et bien sûr des aboiements. Les premiers sons entendus dès la naissance sont les gémissements mais ils peuvent avoir des significations différentes selon la tonalité employée et l’intensité des sons, comme par exemple pour dire j’ai faim, maman où es-tu ?, j’ai mal etc. Les cris aigus et déjà les grognements (de faible intensité) sont très vite utilisés par le chiot tant dans sa relation avec ses frères, avec maman, supplique ou tout simplement pour repousser ses frères, pour dire qu’il a mal ou qu’il se soumet. Puis très vite viennent les autres et la panoplie est complète vers 3 à 4 semaines.

Tout le monde sait que la queue qui bouge est le signe de grand contentement. La position queue entre les pattes est une attitude de soumission ou de crainte.
Les pattes doivent être bien d’aplomb et non prêtes à bondir, dans ce cas, il faut s’attendre à un démarrage en trombe qui est souvent lié à une posture de chasse.
Le hérissement des poils est signe de nervosité, d’agressivité ou de colère.
Le chien extériorise de nombreux sentiments et sensations par les mimiques. C’est ainsi qu’il communique avec ses congénères. Mais il utilise aussi cela à merveille avec les hommes.

Cinq éléments particuliers participent à l’expression de la face chez le chien: le port de tête, les oreilles, les yeux, les dents et les babines.
Chacune des parties du corps peut exprimer un sentiment différent et certaines combinées sont clairement identifiables.
La tête peut être dressée, le chien est alors sur de lui mais sans excès. Il est « bien dans sa peau ».
Elle peut être baissée, c’est alors un signe de soumission ou de grande timidité.
Les oreilles peuvent être dressées (votre chien est à l’aise ou attentif) ou couchées (ce n’est pas obligatoirement bon signe, cela peut être interprété comme une réaction négative ou de préparation à l’agression chez certaines races mais aussi un signe de hyper bien-être chez le Shiba ou l’Akita, par exemple); Si votre chien a peur, les poils se hérissent et alors la situation devient claire et votre chien se prépare à jouer à exterminator.
Quand les babines se retroussent et que la face se plisse, le chien est prêt à l’attaque. C’est à ce moment là qu’il faut vraiment s’assurer que vous le maîtrisez bien.
Toutefois si vous avez bien suivi le déroulement des différentes phases, les oreilles, le poil, les yeux et le museau et enfin les babines qui se retroussent. Vous avez de quoi anticiper toutes réactions violentes de votre chien et le rassurer ou le stopper avant que la situation ne dégénère.. Il vous aura prévenu de ses intentions.

Encore quelques petites remarques pour bien comprendre son chien:
Soyez attentif à votre chien, il sera attentif à vous.